mercredi 17 avril 2013

Plomb

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C'est la sensation générale du jour : plomb, liquide presque, poissi poissou de partout. Le plomb, ça plombe, je pèse une tonne, je me métamorphose en éléphant (d'Asie) sans les oreilles qui permettent de réguler la température. 

3 fantasmes pour cette journée où la simple idée fait de quitter ma salle de classe climatisée pour aller déjeuner me fait frémir :

  • me raser la tête ;
  • me plonger nue, au moins 24 heures durant, dans un bain froid ;
  • placer une boite de schweps lemon au congélateur pendant 6h, puis l'ouvrir comme une conserve, verser le sherbet obtenu dans un grand verre, délicatement laisser couler quelques gouttes de vodka, et déguster à la cuillère.

Soudain, les galeries de l'école sont balayées de seaux de flotte, on ne s'entend plus parler en cours, la lumière s'éteint, les nains s'agitent dans tous les sens... Et pourtant, même les trombes de pluie, mêlées de grêlons de la taille d'oeufs de pigeon (ou de caille ?), que l'orage déchaîné déverse pendant 15 minutes en milieu d'après midi, ne font rien pour arranger les choses.

Aujourd'hui, chaleur de

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jeudi 18 avril 2013

Buttle and Tuttle sont dans un bateau

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Apparemment, pour que la journée se passe normalement, j'aurais dû être devin, savoir anticiper les questions à poser sur des sujets dont je ne soupçonnais même pas l'existance.

La liste des choses que j'aurais dû savoir s'allonge, les "Tu aurais dû me demander" se suivent, me poursuivent. Envie de ruer dans les brancards. Est-ce si difficile que cela de mettre par écrit les règles, les contraintes, le fonctionnement ? Des images de Brazil viennent me faire des pieds de nez dans un coin de l'esprit, ramenant le calme : mieux vaut sourire.

Sourions un peu, d'un coup d'ailes envolons-nous : car j'ai ainsi appris par hasard (les heureuses surprises existent tout de même !) que VENDREDI était FERIE, qu'il était inutile donc de préparer mes 7h de cours.

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Aujourd'hui, ça n'aurait pas dû se passer ainsi

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vendredi 19 avril 2013

Nature doesn't depend on us, we're not its only experiment.

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Voilà les mots qui nous accueillent à l'abord de notre bungalow.

Ils ont les pouces verts, c'est évident ! Le climat doit être favorable, évidemment, mais tout de même. Regardez-moi ces alamandas, ces plans de tomates et poivrons, de courges, ces bordures d'allées de jasmin, ces pins, ces buissons de fleurs, ces arbres...

Pensée fugitive pour les Bronzés lorsqu'on s'approche de la "plage" (pensée vite enfouie dans la musique des vagues au-delà de la lagune). Mais honnêtement, se retrouver enfin, ENFIN, dans ce lieu perdu en bord de Golfe du Begale, loin du bruit des moteurs, des odeurs de ville, plongés dans les parfums iodés mêlés de fleurs et de terre humide, voilà bien le bonheur !

Fraîcheur, oui, fraîcheur oubliée, petit bungalow tout propret, on en oublie les détritus habituels abîmant les alentours de cette enclave.

Et l'on se laisse en-rober par l'odeur des plantes chouchoutées.

Aujourd'hui, mains touchées (par la grâce)

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samedi 20 avril

Par taches, par touches

Au sortir d'une nuit
De fraîcheur, profonde
Délicieusement bercée par l'orage,
Se détachent - du vert
Luisant de pluie des plantes
Et de gris des vagues au loin -
Les pompons des bruissons
La rondeur des tomates et poivrons
La douceur sucrée de la pastèque et de la papaye

L'idée des coups de soleil que je n'aurai pas

Le grand parasol qu'on nous offre
En guise de parapluie

(PS : j'entends les Normandes, ayant fui vers des cieux plus chaleureux après des mois de pluie et de neige, dire que franchement, elle exagère celle-là. Mais vraiment, un week-end sous la pluie dans le Golfe du Bengale, c'est le pied).

Aujourd'hui, rouge