Oompa-Loompa
Visiter le chocolatrium - avec des mômes c'est sympa, ils découvrent ce qu'est le vrai chocolat ! - de Michel Cluizel, apprendre les secrets de la fabrication d'un chocolat de luxe, se faire plaisir par anticipation au fil du musée et d'un film (un peu promotionnel mais alléchant)... puis goûter quelques délices !
Chocolaterie Cluizel
Avenue de Conches
27240 Damville - France
Tel : 02 32 35 60 00
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Aujourd'hui c'est mécanique
The Fault... is Not in Our Stars, But in Ourselves... (Shakespeare)*

M. tendit soudain le bras vers la fenêtre, laissant échapper un "Oh !" sonore et interrompant par là-même le cours.
"Que se passe-t-il ? lui demandai-je bêtement.
- Des oiseaux !
- C'est normal, tu sais, nous sommes à la campagne."
- Mais il y en a vraiment plein, ils volent en troupeau !"
Je tentai de reprendre le fil de mon cours alors que 20 autres têtes adolescentes se tournaient en direction du doigt toujours pointé vers les champs de colza.
"On n'est pas à la campagne, Madame, s'insurgea B. Il n'y a pas de vaches !"
Mon explication rapide sur la non nécessité de vaches tourna court lorsque, du coin de l'oeil, j'aperçus A. découpant méticuleusement sa fiche de travail en fines bandes, lesquelles se transformaient déjà en confetti menaçant d'envahir la salle.
Je perdis pieds.

* Ouverture de Spellbound (La Maison du Dr. Edwards).
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Fragment d'aujourd'hui dont Hitchcock aurait fait non pas un mais deux films
Trouée
Hier, le plafond était si bas, si gris,
qu'il traînait ses lambeaux de gouttes sur la campagne.
Les eaux de la terre et du ciel semblaient mêlées
comme aux temps d'une genèse inachevée.
Mais il suffit !
A force de soupirs,
de souffles lassés,
les nuages s'écartent,
les eaux regagnent leurs cours
ou s'éloignent en nuées blanches.
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Aujourd'hui, assez de...
Ce qu'on ne voit pas
Fascinantes photographies de Duane Michals. Ce qu'on voit, ce qu'on ne voit pas, ce que lui voit, nous raconte, surréalité poétique.

Duane Michals, "There Are Things Here Not Seen in This Photograph", 1977
(11 x 14 Silver Gelatin Photograph)
IL Y A ICI DES CHOSES QU'ON NE VOIT PAS SUR CETTE PHOTOGRAPHIE
Ma chemise était mouillée de transpiration.
La bière était bonne mais j'avais encore soif.
Un ivrogne parlait de Nixon à un autre ivrogne.
J'ai regardé un cafard marcher lentement au bord d'un tabouret de bar.
Au juke-box, Glen Campbell a commencé à chanter les "Southern Nights".
Il fallait que j'aille aux toilettes. Un clochard se dirigeait vers moi pour demander de l'argent.
Il était temps de partir.
Ce n'est pas la photo qui me touche le plus, mais c'est l'un de ses jeux que je préfère.
L'histoire qui me touche le plus est celle postée sur Les Petits Pavés il y a un an et demi (le texte du post est à lire également).
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Aujourd'hui, une photo qui me touche
Ça fait tache
Je cite un commentaire d'un article de blog sur la passation de flambeau entre Peillon et Chatel :
Ce qui est hallucinant dans cette affaire, c'est qu'on attende 21 heures pour annoncer la distribution des marocains.
Que le commentateur soit remercié pour le rire qu'il a généré (et je ne dois pas être la seule). Qu'il se rassure également, il n'est pas le seul à faire tache dans l'histoire : Chatel est très bien placé. De même que l'auteure de cet article, par ailleurs plutôt drôle, qui, journaliste "éducation" au Monde, a réussi à pondre un texte si truffé de fautes et coquilles qu'à sa place, je serais déjà cachée sous le tapis le plus proche. L'article commence d'ailleurs ainsi :
Trouver un horaire pour passer le flambeau à son successeur... c'est la dernière tache officielle d'un ministre.
*Merci les filles de ne pas m'avoir dit que j'avais laissé un "t" là où un "s" s'imposait dans le dernier billet...
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Aujourd'hui, tache
Tombée des nues sur le cul (en anglish pliz)
Les enfants, aujourd'hui nous allons moissonner le champ lexical de la surprise afin de dépasser un peu le stade des OMG WTF*.

Pour qu'il y ait effet de surprise, il doit y avoir, à l'origine, un événement déclencheur digne de ce nom, dont je vous fais grâce ici. Du niveau d'une cour de récréation ("OMGWTF"), il pourrait ternir le reste de la semaine mais vous valez mieux que ça !
Tout d'abord le sujet adulte se retrouve, selon les cas :
- totalement flabbergasted (de flabby, tout mou, - et non "flanby", mot valise à la mode - et aghast, très surpris) qui décrit si bien l'état de motte dans lequel la sus-tue bêtise vous laisse ;
- dumbfounded (de dumb, idiot, et confound, confondre) associé à une bouche béante et quasi bavante et que je préfère personnellement à stupefied, trop sérieux ;
- thunderstruck enfin (frappé par la foudre), les yeux grand ouverts et les cheveux dressés sur la tête...
J'ai aujourd'hui testé pour vous le mélange flabbergasted-dumbfounded, hyper sexy cela va sans dire.
De cette phase du taken aback, où l'on s'appuie contre le siège de la voiture sans lequel on tomberait à la renverse, on glisse vers :
- puzzled, qui dénote bien toute l'incompréhension face à la situation, tels des morceaux de tableau dont on peine à reconstituer l'intégralité,
- ou encore perplexed (per-, de part en part, totalement, et complex dans le sens de composite) : on imagine ici aussi le désordre créé dans l'esprit par l'incompréhension.
Enfin, esprit rationnel, l'adulte se prend à :
- ponder l'information (du verbe latin ponderare), verbe évoquant bien la balance qui tente mentalement de peser la bêtise à l'aune d'une résurgence d'humour ironique,
- ou encore à speculate, la specula, tour d'observation latine, permettant de prendre un peu de hauteur.
Moi, j'dis quand même WTF!
*Oh My God - What The Fuck
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Aujourd'hui, un (champ de) mot(s) en anglais
Repère
Freedom, freiheit, libertad, vrijheid, liberdade, frihed, frihet, cвобода, vryheid, حرية, yεrεma honron ya, fכundi, libèté, hכrכnya / hôrônya, ablɔɖe, fahodzi, mɛɖesusi jijɛ, kimpwanza, ufolo, fahafahana, foroyaa, jeg a xoox of, xornimo, uhuru, ahofadi, lipanda, mom sa bop, inkululeko, òmìniraàyèìjælá ìlúayélujára, inkululeko, yancìì, fridɔm, lɛgbɔɔɓa... liberté.
Multitude de langues, de musiques et de terres, de peuples et d'histoires.
Multitude de manières de commémorer aujourd'hui l'abolition de l'esclavage en France.
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Pourquoi pas un extrait de l'intervention d'Aimé Césaire devant l'Assemblée Nationale le 17 décembre 1982 ? On y discutait ce jour-là du projet de loi relatif à la commémoration de l'abolition de l'esclavage.
[...] Victor Schœlcher, qui est-ce ? Que de fois n'avons-nous pas entendu cette question lorsque, au lendemain de son élection à la présidence de la République, François Mitterrand eut l'admirable pensée d'aller déposer une rose, la troisième, sur la tombe de l'abolitionniste.
Victor Schœlcher, qui est-ce ? Eh bien, Victor Schœlcher c'est, pour résumer en trois mots, un humaniste, un militant des droits de l'homme, un socialiste.
Quand je dis « un socialiste » entendons-nous bien. Le socialisme de Victor Schœlcher n'est pas une doctrine d'économie politique ; c'est avant tout une éthique. Les phrases clefs de son œuvre me paraissent être celles-ci : « Si l'on dit une fois que ce qui est moralement mauvais peut être politiquement bon, l'ordre social n'a plus de boussole. La violence commise envers le membre le plus infime de l'espèce humaine affecte l'humanité entière. La liberté d'un homme est une parcelle de la liberté universelle. Vous ne pouvez toucher à l'une sans compromettre l'autre tout à la fois. Un principe en socialisme, c'est le cerveau en physiologie, c'est l'axe en mécanisme. Sans principes respectés, il n'y a plus de société. » [...]
(L'intégralité de l'intervention à lire sur le site de l'Assemblée Nationale)
Les traductions du mot "liberté" sont empruntées au site du Mémorial de l'abolition de l'esclavage à Nantes.
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Aujourd'hui multitude
Taming Wild Things
[C'était hier]
And when he came to the place where the wild things are, they roared their terrible roars and gnashed their terrible teeth and rolled their terrible eyes and showed their terrible claws till Max said, "Be still" and tamed them with the magic trick of staring into all their yellow eyes without blinking once. And they were frightened and called him the most wild thing of all and made him king of all wild things.
(M. Sendak, Where the Wild Things Are / Max et les Maximonstres)
I wanted my wild things to be frightening. But why? It was probably at this point that I remembered how I detested my Brooklyn relatives as a small child. They came almost every Sunday, and there was my week-long anxiety about their coming the next Sunday... They'd lean way over with their bad teeth and hairy noses, and say something threatening like "You're so cute I could eat you up." And I knew if my mother didn't hurry up with the cooking, they probably would. (in The Art of Maurice Sendak by Selma G. Lanes, 1980)
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Aujourd'hui, ventre (par association d'idées)
Macrocosme, microcosme
Pour se reposer l'esprit, il est parfois bon de se tourner vers la science.
Le hasard m'a portée aujourd'hui vers plusieurs articles de Pierre Barthélémy (Passeur de sciences, blog du Monde). Des bouseux élisant, après de longs mois d'expérimentations in vivo, les productions humaines - et globalement les productions d'omnivores - plutôt que les bouses exotiques, je me suis envolée vers les confins de l'univers et ces trous noirs supermassifs qui se réveillent sous l'oeil des astronomes lorsqu'une étoile vient s'y perdre. La lecture des commentaires y est aussi source de plaisir, point de haine, point de bêtise partisane à l'odeur marigot (de droite comme de gauche).
L'expression d'une envie de comprendre et d'une envie de partager des connaissances sur des sujets dont tout le monde semble se foutre mais qui me font le même effet qu'un texte de Ferré : je ne saisis pas le sens de tous les mots, mais les images qui naissent me dépassent et c'est bien.

Image de la NASA : gaz émis par une étoile en train de se faire aspirer par un trou noir.
AFP/S. Gezari and J. Guillochon
PS : Pour se reposer l'esprit, rien de tel qu'un peu de ménage également...

Man Ray, "Dust breeding" (1920)
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Aujourd'hui, la ligne qui va (de l'infiniment grand à l'infiniment petit)
Education à la pompe
L'esprit d'un blogger suit parfois des chemins étranges. D'où ce billet qui n'a rien à première vue à faire sur ce blog... Sans rapport avec l'actualité politique actuelle (quoique, une fois ceci dit, un lien ironico-cynique pourrait se dessiner, mais je promets qu'il est fortuit), il s'est imposé bêtement au réveil...

(Une vitrine de pompes funèbres, rue Raymond Losserand, Paris XIVe)
La nouvelle a atteint mon cerveau embrumé ce matin par les ondes d'Inter. L'AFP a annoncé il y a quelques jours qu'à partir du 1er janvier 2013, un diplôme serait exigé pour les employés et directeurs des pompes funèbres, validant des connaissances en "psychologie et sociologie du deuil" ou encore "les rites funéraires", selon un décret paru au Journal Officiel. (Voir article du Figaro Economie, mais on peut aussi citer Ouest-France). Surprise.
N'y avait-il donc pas de formation diplômante précédemment ? Parmi les matières étudiées figurent "hygiène", "sécurité", "psychologie et sociologie du deuil", "pratiques et rites funéraires", la législation et réglementation funéraires, commerciale ou encore le "conseil à la vente", apprend-on.
Premier sourire du matin devant l'éventail des domaines. Si l'on ne peut que se réjouir de la présence de cours d'hygiène et sécurité ou de psychologie du deuil, on ne s'étonnera pas du "conseil à la vente". Deuxième sourire : ce témoignage sur Inter de je ne sais qui, rappelant que les autres commerces (l'exemple donné était celui des fleuristes) subissaient tous une formation qualifiante ou diplômante, mon oreille s'arrêtant en se marrant sur le choix du verbe "subir".

(Illustration parfaite, non ? ©Pierre !)
En vrac, quelques pensées s'enfilent en collier à la suite de cette annonce.
La première est un souvenir lointain du manque de tact des responsables du Père Lachaise. A l'époque, malheureusement, on ne se baladait pas avec un appareil photo en poche et encore moins avec un téléphone portable. Devant le crématorium se dressait un gros cendrier surmonté d'une affichette rappelant aux visiteurs où mettre leurs cendres...
Questions d'étymologie
Pompe, me dit le Wiktionary (grosse flemme ce matin), vient du latin pompa, soit, en vrac : cortège, apparat, procession, pompe solennelle, convoi funèbre, suite, étalage, réunion d'objets qu'on transporte ou qu'on promène, appareil, magnificence, éclat, faste.
Jusque là, rien à dire.
Les choses se compliquent lorsqu'on se penche sur "croque-mort". L'explication que je connaissais, quoique degueu-farfelue, me plaisait beaucoup : le mot désignerait l'homme chargé, il y a heureusement fort longtemps, de vérifier qu'une personne était bien morte. Plutôt que de l'enterrer en lui attachant au doigt une cordelette permettant de faire tinter une clochette laissée sur sa tombe s'il se réveillait dans cette fâcheuse posture (tradition dont la simple idée m'a longtemps fait faire des cauchemars), le croque-mort mordait le gros orteil du soi-disant mort, ce qui avait pour but de réveiller le mort s'il ne l'était pas. NB : Les aficionados d'Urgence se rappelleront le test de Babinski, servant à déceler, par une pression particulière sur la plante de pied d'un blessé, le degré d'atteinte neurologique éventuelle. Cette explication de "croque-mort" paraît donc plausible, quoique nauséeuse, surtout dans ces "temps anciens" où l'hygiène des pieds devait valoir son pesant de crasse.
Cette explication peu engageante ne serait cependant pas celle de l'Académie Française, selon laquelle "croquer" signifierait "faire disparaitre" en vieux français.
Wiktionary propose enfin une 3e explication, où "croque" viendrait de "croc" ou "crochet" : Durant les épidémies de peste, les cadavres infectés devaient être emportés, sans les toucher, pour être inhumés. Pour cela, une personne était chargée d'accrocher le mort avec une longue perche munie d'un croc ou crochet, ce qui évitait tout contact avec le défunt. Cette personne est devenue assez rapidement le "croche mort". L'évolution de la langue a fait passer "croche" en "croque", ce qui donne le terme de "croque-mort".
Hearse Clubs
Une surprise marrante dans mes recherches matinales autour de ce thème : l'existence en France d'un club des collectionneurs de corbillards, rassemblant des passionnés de tous horizons paraît-il. En se promenant sur leur forum, on se dit - c'est méchant mais tant pis - qu'imposer des études aux acteurs de la profession ne sera peut-être pas du luxe. On ne peut en effet qu'espérer que l'auteur de cette phrase : quoi que en capagne sé un metierprincipalement masculin, je risque pas d'avoir uen reponse de si to.... n'est pas chargé de communication pour un funérarium. Qu'on se rassure, tout n'est pas de même acabit sur ce forum, fort étrange par ailleurs.
Si l'envie vous prenait d'en savoir plus sur les corbillards (photos, tests de modèles, salons, manifestations etc.) : The Corpse Drivers (ie. "Les conducteurs de cadavres").
Fisher and Sons, la référence.
(Six Feet Under)
Quant à moi, je ne peux m'empêcher de repenser au véhicule de Claire Fisher et de nous replonger quelques instants dans l'incomparable Six Feet Under, LA référence en la matière !
Rappel : des pompes toujours aussi funèbres au bac

(Les Sous-doués passent le bac)
Quelques petites minutes après avoir appris cette nouvelle fracassante qui m'a entraînée ce matin sur des routes étranges, Inter revenait sur la fraude au baccalauréat avec la mise en place, dès le 1er juin, d'une nouvelle procédure qui, si elle modifie la mise en place et la composition de la commission disciplinaire, pourra toujours déboucher sur des sanctions allant de l'inscription de la fraude dans le livret scolaire du candidat à l'interdiction de se présenter à un examen pendant 5 ans, voire à l'interdiction (pendant 5 ans maximum) de s'inscrire à une formation post-baccalauréat. (Voir Le Nouvel Obs).
Les sanctions en cas de fraude aux examens sont détaillées sur le site Jurisconsulte (article datant de 2010, donc la partie concernant la composition de la commission disciplinaire n'est pas plus valable).
Mot de la fin.
Totalement retirée de son contexte, glanée sur Evene, cette citation : L'opinion scientifiquement sondée accorde à peu près autant de confiance aux hommes politiques qu'aux assureurs, aux entrepreneurs de pompes funèbres et aux vendeurs de voitures. (Jérôme Jaffré, Libération, 11 Juin 1990)













